Envie de fraises

Diabétique et désireuse de devenir maman, suivez jour après jour ma grossesse.

26 août 2009

Histoire d'un carnet voyageur...

Mutine m'a transmis un carnet voyageur, un blog interactif papier que j'ai retransmis après y avoir laissé ma trace.
Ceci :

Je suis diabétique insulino dépendante depuis octobre 2001. J’ai 29 ans, bientôt 30 en janvier 2010, bientôt 10 ans que le diabète m’accompagne. Meilleur ami, meilleur ennemi.

Le diabète de type 1 c’est quoi au juste ?

Le diabète de type 1, aussi appelé diabète insulinodépendant (DID), ou encore diabète juvénile, maigre ou diabète sucré, est une maladie auto-immune, aboutissant à une destruction totale des cellules bêta des îlots de Langerhans, situées dans le pancréas. Ce sont les cellules chargées du contrôle de la glycémie par la production d’insuline en fonction de la glycémie. L'insuline est une hormone qui permet l'utilisation du glucose ingéré. La destruction de ces cellules qui sécrètent l'insuline a pour conséquence une absence d'insuline dans le sang, et un taux de glucose élevé. Elle s’accompagne d’une production d’urine anormalement élevée (polyurie) et d’une soif intense (polydipsie). Pour pallier cette absence, les diabétiques de type 1 doivent donc vérifier leur glycémie capillaire plusieurs fois par jour, s'injecter de l'insuline tout au long de leur vie et manger de manière équilibrée. En l’absence de traitement, le diabète aboutit à un coma hyperglycémique potentiellement létal. Une fois le protocole mis en place, une bonne hygiène de vie et une bonne gestion du protocole permettent de vivre tout à fait normalement.

Le diabète, ça vous tombe dessus sans prévenir, un jour d’automne alors que vous vous leviez pour aller bosser. Et puis ça vous remet sur les rails. Sans lui, je ne sais pas ce que je serais devenue. Une associable, une personne aigrie et en conflit perpétuel avec sa mère. Le diabète a toqué à ma porte et là je me suis dit « Soit tu laisses tout tomber, soit tu t’en sors et tu vis ! » Alors j’ai décidé de vivre et de m’ouvrir aux autres avec le DID pour compagnon !

4 à 5 injections d’insuline par jour. Une avant chaque repas, une le matin, une le soir. Mais l’indépendance, les sorties, le sport, 15 kilos en moins, les garçons, l’amour. Un diabète équilibré quoique un peu capricieux. Pas mal d’hyperglycémies et d’hypoglycémies me gâchant parfois ma joie, mais rien qui ne m’arrête.

2004, je rencontre mon amour. Le diabète fait partie de moi, il nous aime tous les 2. On s’installe ensemble et j’ai une nouvelle passion qui a priori est incompatible avec ma maladie chronique (mais comme dit, rien ne m’arrête !) la cuisine !

Et les petits plats s’enchaînent et le bonheur de vivre à 2  gonfle comme un beau soufflé, la vie est douce et sucrée comme une crème à la vanille…j’ouvre mon blog culinaire et je me découvre une vocation !

J’ai 27 ans, je suis diabétique et j’ai envie d’un bébé. Je passe sous pompe pour un meilleur confort de traitement et pour équilibrer mon did.

Une pompe à insuline c’est quoi au juste ?

La pompe à insuline est un "micro-ordinateur à piles) de la taille d'un téléphone portable. Elle injecte en sous-cutané à travers un cathéter de petites quantités d'insuline stockées dans un réservoir.
Elle permet une administration continue d'insuline dite rapide dans le corps, tout au long de la journée et de la nuit :
- administration d'insuline rapide en continue selon les débits de base horaires programmés sur 24 heures, c'est l'insuline basale ;
- administration avant chaque repas d'un bolus (flash d'insuline rapide).

En juillet 2007, j’ai le feu vert, j’arrête la pilule.

[...] la suite est sur la parenthèse...et sur le carnet voyageur...

Merci de cette initiative Domi !

Posté par _clem à 21:13 - Diab & Co - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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11 août 2009

Tableau de glycémies

Vous êtes comme moi : ça fait bien longtemps que vous avez lâché votre carnet de glycémies fournit par le prestataire de votre lecteur....
Vous êtes sous pompe, avez envie de vous reprendre en main, de suivre vos gly heure par heure, d'avoir d'un coup d'oeil la moyenne du jour, le nombre d'hypo, d'hyper, la moyenne de la semaine, les données de votre basal, des bolus, du resucrage, de ce que vous mangez ?

Alors je suis partageuse :

glycemies_aoutdecembre2009_v2

Merci à mon chéri qui a travaillé sur ce tableau à partir de celui de Céline de l'assoc des mamans diabétiques ! ;-)

Posté par _clem à 20:12 - Diab & Co - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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J'aime y croire

ENDOCRINOLOGIE

NOUVELOBS.COM | 10.08.2009 | 16:25

Des scientifiques ont réussi à transformer des cellules immatures du pancréas en cellules productrices d’insuline. Un espoir nouveau, mais à long terme, pour les personnes atteintes de diabète de type 1.

Cellules pancréatiques de souris normale et transformée. Image Inserm.

Cellules pancréatiques de souris normale et transformée. Image Inserm.

Le diabète de type 1, ou diabète insulino-dépendant, est une maladie auto-immune (dans 90% des cas) qui apparaît chez les enfants et les jeunes adultes. En France, environ 200 000 personnes en sont atteintes et doivent chaque jour s’injecter de l’insuline, hormone hypoglycémiante que leur corps ne peut plus produire. Ce défaut de production est du à la destruction des cellules bêta du pancréas.

Si les injections quotidiennes d’insuline permettent de réguler la glycémie (le taux de sucre dans le sang) elles ne constituent pas, en revanche, un traitement idéal. En effet, il s’agit d’abord d’une thérapie astreignante qui nécessite une surveillance de la glycémie plusieurs fois par jour et du matériel d’injection. Et qui plus est ce traitement n’empêche pas la survenue de complications car il ne remplace que partiellement le métabolisme de l’organisme. Il est en particulier difficile de maintenir une glycémie stable après les repas ou durant l’activité physique.

De nombreux diabétiques finissent donc par souffrir d’atteintes organiques imputables au diabète. Les principales touchent le système cardiovasculaires, les diabétiques ont ainsi un risque nettement plus élevé d’infarctus du myocarde ou d’accidents vasculaires. Mais ce sont en fait pratiquement tous les organes ou tissus qui sont affectés par le diabète : yeux, reins, nerfs, peau….

Les chercheurs tentent donc de trouver un moyen de relancer la production naturelle d’insuline chez les diabétiques de type 1. Dans cette optique et en utilisant un modèle murin, les chercheurs de l’Inserm ont montré qu’il est possible de littéralement transformer certaines cellules du pancréas appelées cellules alpha en cellules bêta synthétisant l’hormone insuline.

L’approche utilisée par les scientifiques de l'Inserm consiste en l’activation forcée d’un seul gène nommé Pax4 dans toutes les cellules alpha. Les résultats prouvent aussi que ces cellules alpha sont continuellement régénérées et converties en cellules bêta conduisant, dans ce cas précis, à une augmentation massive du nombre de cellules bêta. Ces dernières sont fonctionnelles et permettent de traiter un diabète de type 1 induit chimiquement.

Il est important de noter que ces résultats, qui feront l'objet d'une publiction dans la revue Cell, bien que très prometteurs ont été obtenus chez la souris et doivent maintenant être validés chez l’homme. « Si ces découvertes se confirmaient chez l’homme, nous disposerions alors d’une source abondante de cellules présentes dans le corps transformables en cellules bêta productrices d’insuline. Nous devrions alors découvrir comment forcer, mais aussi contrôler, cette conversion de façon chimique » explique Patrick Collombat, responsable de l’équipe Avenir au sein de l’Unité « Génétique du développement normal et pathologique » de l’Inserm.

J.I.
Sciences-et-Avenir.com

10/08/2009

La production d'insuline relancée

Posté par _clem à 20:04 - Diab & Co - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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