Mutine m'a transmis un carnet voyageur, un blog interactif papier que j'ai retransmis après y avoir laissé ma trace.
Ceci :

Je suis diabétique insulino dépendante depuis octobre 2001. J’ai 29 ans, bientôt 30 en janvier 2010, bientôt 10 ans que le diabète m’accompagne. Meilleur ami, meilleur ennemi.

Le diabète de type 1 c’est quoi au juste ?

Le diabète de type 1, aussi appelé diabète insulinodépendant (DID), ou encore diabète juvénile, maigre ou diabète sucré, est une maladie auto-immune, aboutissant à une destruction totale des cellules bêta des îlots de Langerhans, situées dans le pancréas. Ce sont les cellules chargées du contrôle de la glycémie par la production d’insuline en fonction de la glycémie. L'insuline est une hormone qui permet l'utilisation du glucose ingéré. La destruction de ces cellules qui sécrètent l'insuline a pour conséquence une absence d'insuline dans le sang, et un taux de glucose élevé. Elle s’accompagne d’une production d’urine anormalement élevée (polyurie) et d’une soif intense (polydipsie). Pour pallier cette absence, les diabétiques de type 1 doivent donc vérifier leur glycémie capillaire plusieurs fois par jour, s'injecter de l'insuline tout au long de leur vie et manger de manière équilibrée. En l’absence de traitement, le diabète aboutit à un coma hyperglycémique potentiellement létal. Une fois le protocole mis en place, une bonne hygiène de vie et une bonne gestion du protocole permettent de vivre tout à fait normalement.

Le diabète, ça vous tombe dessus sans prévenir, un jour d’automne alors que vous vous leviez pour aller bosser. Et puis ça vous remet sur les rails. Sans lui, je ne sais pas ce que je serais devenue. Une associable, une personne aigrie et en conflit perpétuel avec sa mère. Le diabète a toqué à ma porte et là je me suis dit « Soit tu laisses tout tomber, soit tu t’en sors et tu vis ! » Alors j’ai décidé de vivre et de m’ouvrir aux autres avec le DID pour compagnon !

4 à 5 injections d’insuline par jour. Une avant chaque repas, une le matin, une le soir. Mais l’indépendance, les sorties, le sport, 15 kilos en moins, les garçons, l’amour. Un diabète équilibré quoique un peu capricieux. Pas mal d’hyperglycémies et d’hypoglycémies me gâchant parfois ma joie, mais rien qui ne m’arrête.

2004, je rencontre mon amour. Le diabète fait partie de moi, il nous aime tous les 2. On s’installe ensemble et j’ai une nouvelle passion qui a priori est incompatible avec ma maladie chronique (mais comme dit, rien ne m’arrête !) la cuisine !

Et les petits plats s’enchaînent et le bonheur de vivre à 2  gonfle comme un beau soufflé, la vie est douce et sucrée comme une crème à la vanille…j’ouvre mon blog culinaire et je me découvre une vocation !

J’ai 27 ans, je suis diabétique et j’ai envie d’un bébé. Je passe sous pompe pour un meilleur confort de traitement et pour équilibrer mon did.

Une pompe à insuline c’est quoi au juste ?

La pompe à insuline est un "micro-ordinateur à piles) de la taille d'un téléphone portable. Elle injecte en sous-cutané à travers un cathéter de petites quantités d'insuline stockées dans un réservoir.
Elle permet une administration continue d'insuline dite rapide dans le corps, tout au long de la journée et de la nuit :
- administration d'insuline rapide en continue selon les débits de base horaires programmés sur 24 heures, c'est l'insuline basale ;
- administration avant chaque repas d'un bolus (flash d'insuline rapide).

En juillet 2007, j’ai le feu vert, j’arrête la pilule.

[...] la suite est sur la parenthèse...et sur le carnet voyageur...

Merci de cette initiative Domi !